En juillet 1493... « venaient à Paris les loups toutes les nuits, et en prenait-on souvent trois ou quatre à une fois, et étaient portés parmi Paris pendus par les pieds de derrière. »
Le Journal d'un Bourgeois de Paris narre de même : « En ce temps (novembre 1438) venaient les loups dedans Paris par la rivière et prenaient des chiens, et si mangèrent un enfant de nuit en la place aux Chats derrière les Innocents ».
La faim avait poussé les loups à s'approcher des hommes. En ces temps de disette, les ruelles sombres jonchées d'immondices où s'ébattaient cochons, volailles et brebis étaient un terrain de chasse inespéré.
Dans les campagnes alentour, les troupeaux sont attrapés. Les loups s'approchaient des fermes afin de s'y introduire dans les poulaillers et les étables.
Certains ont pensé que le goût du loup pour la chair humaine serait né des festins que les champs de bataille leur offraient. Sur ce sujet, à toute époque, de nombreuses histoires ont abondé. En 1477, le corps de Charles le téméraire sera lui aussi dévoré par les loups sur le champs de bataille.
Alors que le Moyen Age prend fin, François Ier prenait le loup très au sérieux. En 1520, il fonda l'institution de la louverie, nommant un grand louvetier de France, entouré de ses lieutenant, entretenus par la cour.Le louvetier avait pour mission de contrôler le nombre de loups qui hantaient les domaines royaux – puis communaux et, de ce fait, veiller par tous les moyens à leur destruction.
Mission qu'ils ne rempliront que trop parfaitement...
